actualite 18/05/2021

Reprendre une entreprise, un défi personnel et passionnant

La création d’entreprise a le vent en poupe. En 2020, et malgré une crise sanitaire sans précédent, le nombre total de créations d’entreprises en France a atteint un nouveau record avec 848 200 créations, soit 4 % de plus qu’en 2019(1).

En parallèle, plus discret et moins médiatisé, le marché de la reprise d’entreprise séduit aussi chaque année de très nombreux entrepreneurs. Il faut s’en réjouir : la transmission-reprise d’entreprise constitue un enjeu majeur pour les PME et représente un marqueur de bonne santé du tissu économique français. Ce sont des milliers d’entreprises et d’activités artisanales performantes qui sont ainsi cédées chaque année.

Reprendre une entreprise, un défi personnel

Opportunité contextuelle, volonté de pérenniser un savoir-faire précieux, artisanal, local, envie de se lancer dans un entrepreneuriat un peu différent : les raisons qui conduisent à envisager de reprendre une entreprise sont nombreuses. Avant toute chose, il est fondamental pour le candidat à la reprise d’entreprise de s’octroyer un temps de réflexion et de procéder à un bilan de compétences.

Reprendre une entreprise avec succès nécessite d’être réaliste sur son profil et l’ensemble des moyens que l’on souhaite engager. Cette réflexion est capitale et devient le socle du projet de reprise, celui à partir duquel l’ensemble du processus va pouvoir se dérouler. Une fois cette réflexion menée, elle se traduit bien souvent par une note de cadrage, synthétisant objectifs du repreneur et profilage de l’entreprise à reprendre.

Reprendre une entreprise, le défi d’un marché confidentiel

La deuxième étape à laquelle doit se confronter un candidat souhaitant reprendre une entreprise est la recherche de cette dernière. La spécificité du marché de la reprise d’entreprise est d’être un marché non ouvert par essence, marqué par la discrétion et la prudence. Cela se comprend aisément : le cédant, s’il rendait son projet de cession public, risquerait de créer un petit cataclysme interne à l’entreprise, et prendrait dans le même temps le risque d’en perturber la valorisation.

Reprendre une entreprise nécessite donc d’être en veille, de travailler son réseau, personnel et professionnel, de prendre conseil auprès de professionnels tenus informés de projets de cession et de faire preuve d’opportunisme, mais sans précipitation. Il est fondamental de prendre le temps d’identifier l’entreprise dans laquelle s’épanouir, car correspondant à des valeurs partagées, des envies nouvelles comme changer de région, embrasser un secteur plus innovant, pérenniser une activité traditionnelle.

Reprendre une entreprise, défi d’un entourage clé

Intentions claires et affaire identifiée, le moment est venu d’entrer dans un processus de négociation et, en parallèle de l’élaboration de la lettre d’intention, de constituer une équipe de conseils pour accompagner l’élaboration du plan de financement adapté à la valorisation de l’entreprise cible. Nos conseillers, spécialistes de la finance d’entreprise, vous accompagnent au cours de cette étape déterminante. Une fois encore, la réussite d’un projet de reprise d’entreprise ne dépend pas uniquement d'éléments économiques et financiers, mais aussi et surtout d'éléments humains, et de la qualité et du professionnalisme des conseils qui sauront vous accompagner dans cette aventure passionnante qui consiste à reprendre une entreprise.

Reprendre une entreprise, les étapes clés

Alternative à la création d’entreprise, la reprise d’entreprise s’organise généralement autour de 7 étapes dont aucune ne saurait être négligée. Revue de détail.

Étape 1 : prendre le temps de définir la typologie d’entreprise à reprendre

Secteur d’activité, taille, zone géographique, start-up, entreprise familiale, entreprise en difficulté, en reconversion… : cette étape presque « originelle » revient à écouter attentivement ses envies, à les assumer et à établir, en les hiérarchisant, la liste des critères qualifiant la « bonne » entreprise à reprendre.

Étape 2 : se mettre en recherche d’opportunités

Faute d’informations et/ou publications officielles, il est nécessaire de tendre l’oreille, d’être à l’affût, d’ouvrir son carnet d’adresses, de se rapprocher de réseaux spécialisés, de ne pas hésiter à faire état de son projet également.

Étape 3 : s’informer avec précision pour analyser l’entreprise cible

Une fois l’opportunité établie, la rencontre avec le chef d’entreprise, futur cédant, est décisive. Activité détaillée, présentation des bilans, hypothèses et perspectives d’avenir, répartition du chiffre d’affaires, organigrammes, collaborateurs clés, relations avec les clients, forces, faiblesses, ambiance RH…aucune question ne doit être éludée. Cette occasion de recueillir un maximum d’informations permet de se faire une opinion, au-delà des bilans et autres fichiers présentés. L’intuition a un grand rôle à jouer lorsque l’on s’engage dans le projet de reprendre une entreprise.

Étape 4 : évaluer l’entreprise identifiée

Souvent, le candidat à la reprise d’entreprise diligente un audit d’acquisition, à ses frais. À travers l’intervention d’un tiers de confiance, le candidat à la reprise se dote ainsi d’un avis supplémentaire et professionnel qu’il peut confronter au sien. Les risques liés à l’opération et les faiblesses éventuellement pointées peuvent, le cas échéant, servir d’arguments au moment de l’évaluation financière. Dans tous les cas, cette étape permet au candidat à la reprise de s’engager dans son projet de reprendre une entreprise en toute connaissance de cause.

Étape 5 : élaborer le plan de reprise

Montage juridique, plan opérationnel, stratégie, montage opérationnel, prévisionnel de reprise : reprendre une entreprise peut s’imaginer de plusieurs façons qu’il convient étudier, idéalement accompagné d’un professionnel de la reprise d’entreprise.

Étape 6 : finaliser les négociations en vue de l’établissement du protocole d’accord

Les négociations débutent en général dès la première rencontre avec le dirigeant, futur cédant. Au moment de l’élaboration du plan de reprise, elles prennent un tournant plus engageant, jusqu’à la signature du protocole d’accord. Lorsque les parties ont trouvé un accord, elles en consignent les termes avec précision au sein d’un protocole, généralement rédigé par un professionnel du droit.

Étape 7 : réaliser la vente

Une fois toutes les conditions et démarches réalisées, la vente se concrétise enfin. Il arrive souvent qu’une période de transition soit prévue afin de permettre à chacun, cédant, repreneur et salarié(s), de prendre leurs marques dans cette nouvelle étape de vie pour eux comme pour l’entreprise.

 

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